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samedi 8 décembre 2007

Vie parisienne

Salut à tous,


Dans ce message, et en espérant ne pas avoir l'air d'un guide touristique, je vais essayer de vous résumer ce que j'ai pu voir de Paris durant ces quelques mois.

Tout d'abord, les journées du patrimoine ont été pour moi l'occasion de visiter des choses qui sont fermées au public le reste de l'année : les ministères (hormis bien sûr celui de l'Intérieur), la Cour des Comptes, le Conseil d'Etat, le Conseil Constitutionnel et bien sûr l'Elysée.

Je sais que je vais paraître ridicule mais je dois vous avouer, par souci d'honnêteté, que la visite du palais de notre cher Président ne fut possible qu'au prix de plus de 6h30 d'attente: nous sommes arrivés à 8h30, soit 30 min avant l'ouverture des portes et nous n'avons pu pénétrer dans la résidence présidentielle qu'à 15h, sans avoir mangé. En réalité, nous ne nous serions jamais lancés dans ce marathon statique si nous avions su dès le départ que plus de 6h de queue nous attendait. Ce n'est seulement qu'après trois heures de queue que les policiers nous ont prévenu qu'il nous restait encore plus de 2h de queue. A ce moment-là, on se dit que ce serait quand même bête d'avoir souffert trois heures pour rien.

Cela dit, la visite vaut vraiment le coup, la preuve en images:

La cour d'entrée:


Le bureau du Président: Le conseil des Ministres:




La salle de réception:



Ma soeur et moi, couple présidentiel posant dans leur jardin:





Ensuite, ce qui vaut vraiment le coup, c'est le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel, où des guides de choix nous ont fait partager leur savoir:


L'une des salles d'audience du Conseil d'Etat (à ce propos, j'ai eu l'occasion, dans le cadre de mon stage, de venir assister à une audience en tant que simple assistant de la partie défenderesse et c'est vraiment très impressionnant):


Du conseil d'Etat, la vue est imprenable sur les Jardins du Palais Royal et ses fameuses colonnes de Buren:


Jean-Louis Debré qui nous fait découvrir son bureau au Conseil Constitutionnel:


Philippe Séguin en pleine interview, à la Cour des Comptes:


Le ministère de l'Agriculture n'est pas mal non plus:



Je voudrais rajouter que les journées du patrimoine sont aussi l'occasion de rencontrer les ministres. Par exemple, au ministère de la Culture, Christine Albanel (vraiment très sympa) nous a chaleureusement accueillis, nous demandant quels étaiens nos projets de visite pour la journée, tandis que Xavier Darcos se contentait de serrer les mains des visiteurs.


Autre fait marquant, du moins pour moi: le tournoi de tennis de Bercy, fin octobre:

Nadal et Baghdatis:

Gasquet:

Mon seul regret est de ne pas avoir vu mon modèle, roger, vu qu'il a perdu la veille où je suis allé à Bercy. Mais bon, le paradis n'est pas de ce monde.

Enfin, je ne pouvais pas terminer mon message sans vous montrer l'immeuble où j'habite (c'est celui de droite):

A bientôt

jeudi 15 novembre 2007

Mieux vaut tard que jamais!

Salut à tous et à toutes (surtout à toutes d'ailleurs)

Plus de deux mois après notre grand départ en mobilité, je donne signe de vie, en tout cas sur le blog. Je vais en décevoir certains peut-être mais non, je ne suis pas mort, mais simplement très occupé.

En effet, depuis mon arrivée le 3 septembre à Paris à 23hOO (début du stage le lendemain matin à 9h00), de l'eau a coulé sous les ponts et de nombreux petits tracas, communs à nous tous je pense, appartiennent désormais au passé (et au futur également puisque tout sera à refaire en mars). Aussi vais-je tenter de vous donner un aperçu de ce à quoi peut ressembler la montée d'un provincial à Paris.

Se loger à Paris ou le passage d'un nid douillet à un lit pouilleux:

Mes premiers jours à Paris furent plutôt paisibles. En effet, j'occupais un appartement d'environ 40 m2 (pas le grand luxe mais très correct) que m'avaient laissé des proches partis sur la côte méditerranéenne. Le seul problème était l'éloignement : une heure de métro sépare Maisons-Alfort (nom de cette banlieue très moche mais calme) de la station Miromesnil près de laquelle je travaille. N'étant de retour que le 10 octobre, un mois m'était laissé pour trouver un endroit pour me loger durant ces 6 mois dévoués à la 1ère Flic de France.
Prise de pitié, ma mère décida donc de prendre le train pour venir à la rescousse de son fils deux weekends suivants. Après un vendredi passé à éplucher toutes les annonces du magazine De particulier à particulier, nous voilà fin prêts pour un weekend consacré à la recherche d'un toit.
Oui mais voilà, nous n'étions pas seuls. En effet, nous nous rendîmes vite compte, après des dizaines de coups de fil se résumant à "Désolé, c'est déjà loué", que la persévérance allait être la clé de notre succès.
Ainsi, les seuls appartements que nous pouvions visiter étaient ceux pour lesquels des visites collectives étaient prévues à un horaire indiqué sur le journal. Le mot collectif est loin d'être exagéré puisque nous étions à chaque fois environ une trentaine de SDF à faire la queue devant l'appartement tant désiré.
Après une dizaine de vaines visites de la sorte, nous décidâmes de changer notre fusil d'épaule. Tous nos espoirs se tournèrent alors vers les agences immobilières.
Derechef, cette stratégie fut une illusion. Ainsi, les deux agences immobilières auxquelles nous nous arrêtâmes chantèrent le même refrain :"Nous n'avons plus rien pour vous", c'est-à-dire plus rien en-dessous de 2000 euros.
Le bilan du weekend était donc plus qu'inquiétant.
Mais la chance finit enfin par nous sourire. En effet, durant nos heures d'attente devant les appartements visitables, nous avions tout le temps pour téléphoner à d'autres propriétaires. Ainsi, sans vraiment y croire, on laissait un message sur un répondeur ou l'on demandait les heures de visite (qui parfois n'étaient pas indiquées sur le journal).
Le lundi matin, alors que j'avais déjà rejoint la place Beauvau, ma génitrice continua son parcours du combattant et en fut récompensée. En effet, deux appartements étaient disponibles: le premier était moyennement situé mais bien équipé, assez spacieux (16 m2) et dans les prix du marché (dans les 600 euros), le second était très bien placé (6ème arr) mais exigu (9m2) très peu voire pas du tout équipé (pas de douche, toilettes sur le pallier) mais très bon marché (pour Paris bien sûr, 330 euros).
Sans même que je les visite, je devais donner une réponse immédiate à ma mère par téléphone. Sans vraiment trop réfléchir, j'optai pour la cage à lapins (c'était quand même du simple au double en termes de prix!).
Cependant, il fallut attendre une semaine avant que je puisse y aménager mais, au point où j'en étais, je n'étais plus à quelques jours près.
C'est ainsi que depuis le 28 septembre, je vis 57 rue du Cherche Midi, 6ème étage (avec ascenseur tout de même). Le quartier est vraiment bien et l'immeuble plutôt cossu.
Bien évidemment, il fallut que je trouve une solution à mon problème d'hygiène (je vous rappelle en effet que ma chambre n'est pas équipé d'une douche ni d'un bidet). Mon choix se tourna vers les piscines municipales qui proposent un abonnement trimestriel très intéressant (16,50). Quotidiennement, je me rends ainsi, soit à la psicine de Montparnasse, soit à celle de Saint-Germain-des-Prés (je peux aller à pied aux deux donc c'est assez pratique).

Je suis épuisé (et pas habitué) d'avoir raconté tout ça donc je vous donne rendez-vous très prochainement pour un autre volet de mes aventures.

Je voulais aussi dire que c'est très agréable de lire régulièrement le carnet de bord de vous tous. Merci pour vos mails également.

A très vite
Anthony