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vendredi 1 août 2008

Un week end croate.

Je suis de retour des Marche. Et comme j’ai pris 0 photo, pour me faire pardonner, je vais mettre des petites news du mois de juin…

C’était donc fin mai, après un mois de traversée du désert j’ai finalement réussi à me faire violence et à me bouger un peu !! J’avais besoin de prendre l’air, de quitter Trieste, et donc j’ai même décidé de quitter l’Italie au passage. En route pour Pula, ville croate (enfin plutôt italienne à l’origine, mais l’Italie a eu la mauvaise idée de perdre la Seconde Guerre mondiale donc c’est devenu yougoslave et les Italiens sont partis, et se sont installés du côté de Trieste par exemple). Bref, en route pour l’aventure !

Arrivée à la gare routière, il faut que je réussisse à rejoindre l’auberge de jeunesse. Le truc sympa c’est que les bus passent toutes les demi-heures mais sans horaires fixes donc en arrivant on sait qu’on attend au pire une demi-heure. Il fait super beau, super chaud et déjà on respire mieux !

Mais première épreuve !! Pula est pas une ville gigantesque et elle est un peu au milieu de la campagne (au bord de la mer aussi), et l’auberge de jeunesse est quand même super bien cachée, le seul indice étant qu’elle est au bord de la mer. Une fois descendue du bus ma stratégie était donc la suivante, on descend au bord de l’eau et advienne que pourra. Stratégie intéressante à condition de trouver un chemin qui descende au bord de l’eau. C’est alors que je remarque un Américain qui avait pris le bus depuis Trieste (et qui au passage c’était fait insulter par le chauffeur parce qu’il ne comprenait rien du style « ah ces étrangers », du coup j’ai trop rien dit…) et qui avait l’air de savoir où il allait. Je commence donc par le suivre discrètement puis voyant une rue sur ma gauche qui descend, je tergiverse une demi-seconde (ce qui en soit est rien quand on me connaît) je prends la rue, abandonnant mon guide de fortune. Hélas la rue est un cul-de-sac et au moment de faire demi-tour, qui vois-je derrière moi ? Le Père Noël !!! Bon ok, l’Américain… Pour le coup on discute un instant et on repart en errance ensemble. Au bout d’un moment j’en ai marre, j’arrête quelqu’un dans la rue et avec un mélange d’anglais/polonais et papier, on finit par se faire indiquer le chemin. On a encore un peu lutté mais je vais pas tout faire dans le détail sinon vous aller en avoir marre.

Bref, on finit par trouver l’auberge qui est effectivement au bord de la mer et qui a sa propre petite plage de galets. Ni une ni deux je dépose mes affaires et je vais faire plouf. Moment de pur bonheur pour quelqu’un qui vit au bord de la mer depuis 3 mois et qui a jamais mis les pieds dans l’eau. Et puis l’Adriatique, niveau température, c’est pas l’Atlantique, on y entre comme dans son bain ! Le reste de la soirée fut consacré à faire des courses pour le diner et à bouquiner au bord de l’eau avant d’entamer une journée de visite le lendemain.

Et effectivement, après un petit déjeuner au bord de l’eau, c’est parti à la découverte de Pula. C’est une ville avec de nombreux vestiges romains. Arrivée sur le forum

je peux apprécier le temple d’Auguste

et la mairie.


La ville est vraiment super mignonne avec la mer qui la borde qui est bleue bleue bleue et les cigales qui chantent. Des années lumières de Trieste !

Et puis je me rends AU monument de Pula, à savoir un amphithéâtre romain extrêmement bien conservé !



Ensuite petite visite du cloitre des Franciscains (où il y avait des Polonais, donc je les écoutais un peu de loin, amoureusement, aaaah du polonais !).


Et enfin j’atteins le haut de la ville, l’arsenal.

En redescendant je croise une énorme bestiole, genre une sauterelle transgénique et même que je hurle pas (il était important que je le précise, pour mon égo) et surtout je passe par un petit théâtre romain, très « bucolique ».


Puis je continue de me balader un peu dans la ville, au hasard des petites rues.

Le temps file, je rentre à l’auberge pour prendre un petit sandwich et je vais me balader un peu sur les rochers. Le soir j’hésite à rester une journée de plus sur place, pour faire une journée plage, mais l’arrivée massive de teenagers allemands me conforte dans l’idée qu’il faut rentrer à Trieste. Le dernier bus partant à 7h, je suis donc allée me coucher tôt (surtout que les bus pour aller à la gare routière passent toutes les demi-heures mais on ne sait pas quand, comme je vous l’ai expliqué plus haut).

C’est la fin de mon petit tour croate, ce fut bref mais apaisant. Si je me motive bien, je devrais aller à Zagreb et Ljubljana avant de partir, donc possiblement je mettrais quelques articles avant mon retour en France, le 11 août (préparer le champagne ! ).

mercredi 4 juin 2008

A moi Venezia !

Il aura échappé à assez peu de monde que Trieste n’est pas très loin de Venise, ne serait-ce que parce que lorsque j’ai annoncé que je partais à Trieste, Venise était un point de repère dans la réponse à la question classique « c’est où ? » ! Remarquez qu’après Wroclaw, c’est du gâteau à expliquer ! Je me suis donc rendue par deux fois dans la ville des amoureux et comme j’aime ne pas faire comme tout le monde j’y suis allée seule la première fois et avec mon Papa la deuxième fois (ouais parce qu’y aller avec son copain c’est franchement trop cliché…).
Donc Venise c’est la fameuse Piazza San Marco,

le Ponte Rialto,
les gondoles,
la lagune,
les canaux en enfilade.
Ce qui est bien dans cette ville c’est que certes c’est submergé de touristes mais pour un peu qu’on sorte des lieux surpeuplés on peut parvenir à s’isoler dans des enfilades de petites rues avec exposition de linge qui sèchent! C’est ce que je fis la première fois où j’y suis allée c’était très agréable de se perdre.


Et puis quand mon Papa est venu, on est parti directement à Burano, une île de la lagune, un petit village de pêcheurs. Là c’est super mignon avec toutes les façades colorées.


J’ai même trouvé ma maison !
Voila, Venise, 2 heures de train depuis Trieste, j’y retournerai probablement une troisième fois pour voir le musée de l’Academmia parce qu’il serait bon que je me culture un peu aussi ! Et puis aller à Venise, on a connu pire comme corvée, non !?