samedi 8 novembre 2008

Chapitre 11 – Retour

Je me suis levée tôt le lendemain matin, car je voulais faire le chemin du retour de jour, pour voir par où j’étais passée. Par contre, je n’ai pas eu le courage de refaire à pied les kilomètres jusqu’à la centrale électrique, alors je me suis offert le trajet en train. Après une bonne demi-heure il s’est arrêté à son terminus et on m’a proposé de faire le trajet jusque Santa Teresa dans une voiture partagée. Le ravin au bord duquel nous avions roulé de nuit était vraiment impressionnant. C’était en fait un grand cañon, dans le fond duquel coulait un torrent puissant et gigantesque. C’était beau.

Une fois à Santa Teresa, j’ai pris place dans un combi pour Santa Maria. Nous étions jusqu’à dix neuf personnes pour deux heures de trajet dans ce minibus, longeant le précipice et s’arrêtant de temps en temps pour accueillir un papi de plus avec sa cargaison.

L’étape suivante fut parcourue en voiture partagée. Cinq heures de route de montagne, pour passer de la forêt aux glaciers andins, de 2000 à 4500 mètres. Une partie de la route était toute neuve, mais souvent recouverte de gravats décrochés de la montagne. Nous avons du nous arrêter quelques fois, aux signes de policiers qui contrôlaient les papiers et réclamaient un pourboire pour nous laisser repartir. Les péruviens avec qui je voyageais avaient un peu honte que je sois témoin de la corruption de leur police.
La même cassette a tourné pendant tout le trajet et j’avais des crampes à force de me cramponner dans tous les virages de cette route de montagne, mais nous sommes finalement arrivés dans l'après midi à Cusco.
J’ai pu profiter un peu de la ville, visiter quelques monuments et admirer les effets du coucher du soleil sur les hauteurs de San Blas. J’ai testé le steak d’alpaca trop cuit au diner puis suis repartie vers le terminal de bus pour prendre mon train de nuit vers Arequipa, une jolie ville du Sud Ouest péruvien.






vendredi 31 octobre 2008

Chapitre 10 - Il n'y a pas de mot pour titrer cette journée

La ville s’étale entre deux pics recouverts de végétation, le Machu Picchu et le Wayna Picchu. C’est vers l’entrée de ce dernier que je me suis dirigée puisque l’accès y est limité et qu’il faut donc faire la queue tôt le matin pour profiter de la vue offerte depuis son sommet. J'ai traversé la ville embrumée, profitant de ces instants de silence avant l’arrivée de la foule. J'ai même croisé quelques viscachas (trouvez les sur la 2ème photo), qui sortaient de leur cachette dans le calme matinal.



Après une demi-heure d’attente, j'ai enfin pu attaquer la montée du Wayna Picchu, ce pic à l’image plus célèbre que le nom. C’est celui qui domine la ville sur toutes les photos des guides. Au terme de trois quarts d’heure d’une ascension très raide dans les nuages, je suis parvenue au sommet où quelques touristes étaient déjà installés. J'ai pris ma place sur un rocher et attendu comme les autres que le mystère se dévoile, que les nuages s’écartent. C’était pour moi l’occasion de recoudre ma veste, fatiguée par tous les affres de la nature dont elle me protège et peut être aussi par les bretelles de la mochilla. J'ai lu un peu Alturas de Machu Picchu de Pablo Neruda, publié par LOM Ediciones évidemment, et j'ai mangé mon petit déjeuner.
Après une heure de repos forcé le spectacle commença enfin. Ce furent d’abord les montagnes aux alentours qui se dégagèrent et le soleil qui pointa. Puis les nuages nous laissèrent apercevoir des fragments de la merveille étalée à nos pieds. Enfin, le soleil brilla sur les ruines de Machu Picchu. Tout le monde s’est extasié, a pris des photos puis est reparti, puisqu’il fallait laisser la place aux suivants.

Pour ma part, toujours réticente aux demi tours, j'ai choisi de redescendre par un autre chemin, peu fréquenté, qui passait par un site de maisons troglodytes.
Il commencait à faire très chaud et le chemin en accordéon du retour vers le site principal était bien raide. Cependant, là bas au moins, nous n’étions qu’à 2000 mètres d’altitude et je pouvais respirer facilement en marchant. J’ai passé le reste de la journée à me balader entre les ruines, à admirer l’architecture, la précision du travail, la logique de l’organisation, la beauté de l’environnement. Je laissais traîner mon oreille pour saisir des bribes de discours des guides, un peu en français, un peu en anglais, parfois en espagnol.









J’avais imaginé qu’il n’y avait que la fameuse ville à visiter en haut du Machu Picchu, mais il y a en réalité bien plus. J’ai donc pu marcher jusqu’à la Porte du Soleil, extrémité du Chemin Inca et commencer une ascension du pic Machu Picchu, malheureusement avortée car il commençait à se faire tard. Après avoir parcouru la cité en long, en large et en travers, il ne me restait plus qu’à faire un tour au Pont de l’Inca avant d’admirer le coucher du soleil. J’ai donc suivi un sentier jusqu'à ce pont impressionnant, posé au bord du vide et prolongé par un chemin étroit maintenant impraticable.

Je voyais le soleil qui déclinait derrière les montagnes et je suis donc repartie en courant vers la ville. Quand je suis arrivée, le soleil jetait son dernier rayon et l’endroit était désert. Je fus stupéfaite quand je compris que le site fermait à 17 heures et que tout le monde avait déjà dû quitter les lieux.
Je me suis donc dirigée lentement vers la sortie, sous le bruit strident des sifflets des gardes qui harcelaient les retardataires. J’ai jeté un dernier coup d’œil à la ville mythique et tourné le dos pour redescendre en essayant de balayer la tristesse de cette vue. Au crépuscule, l’endroit redevient mort, vide de toutes les âmes qui devraient l’habiter. Ce ne sont que des ruines, grandioses certes, mais des ruines, le symbole d’une grande civilisation disparue, comme avalée par les brumes de l’Histoire.

Alors que je redescendais l’escalier Inca, la nuit m’enveloppa de nouveau et les bus me dépassaient. Je fus vite rejointe par Oscar, un des péruviens qui travaillent à la restauration du site. Nous avons discuté un peu et il m’a expliqué son travail fascinant de préservation de ce souvenir. Au pied de la montagne nous nous sommes séparés, il a rejoint son dortoir et moi le village.
Les célébrations religio-païennes de la Virgen del Carmen battaient leur plein et les rues résonnaient au son des tambours et des trompettes. Des hommes oiseaux dansaient à en perdre leurs plumes et tout le monde applaudissait. J’ai profité de la fête et de mon appétit enfin retrouvé pendant un bon diner.
Puis vint le temps d’aller me coucher, la journée ayant été longue et bien remplie, elle a débordé même !

samedi 25 octobre 2008

Chapitre 9 – Cachée dans la brume

Un taxi m’a emmenée jusqu’au terminal des bus locaux qui était bondé, bruyant et sale. J’ai obtenu un billet pour la petite ville de Santa Maria, dans la Vallée Sacrée. En attendant de partir, je me suis achetée une bouteille d’eau et des biscuits que je n’ai finalement pas réussi à manger pour cause de convalescence pas terminée. Enfin le bus est parti et je n’ai pas beaucoup dormi car il bougeait beaucoup et surtout je ne savais pas quand j’allais arriver, donc je préférais rester éveillée pour ne pas rater mon arrêt. Après cinq heures de voyage, le bus s’est arrêté, à deux heures du matin. Avant de descendre, je me préparais à avoir très froid, comme chaque nuit dans les Andes. Je fus donc très surprise en sentant l’air tiède et humide du lieu. Le bus est reparti. On entendait le bruit d’un torrent dans la nuit. La lune, à moitié cachée par les nuages, éclairait par moment une grande croix de bois plantée sur la place du village.

Un combi occupé par des jeunes touristes attendait de se remplir pour partir vers Santa Teresa. Une demi-heure plus tard, il fut rempli et démarra. Le trajet de plus de deux heures parut fort long, entassés que nous étions dans ce mini combi. Les phares éclairaient le chemin devant nous et le précipice qui le bordait. La nuit nous empêchait de voir le fond de ce ravin et ce n’était peut être pas plus mal.

Enfin nous sommes arrivés vers cinq heures du matin à notre destination, une centrale électrique perdue dans la forêt tropicale. Il ne restait plus qu’à parcourir les quelques kilomètres qui nous séparait du village d’Aguas Calientes. Le sentier était très bien balisé puisqu’il s’agissait en réalité de la ligne de chemin de fer. En plus, des brésiliens avaient loué les services d’un guide, qui avait des scrupules à me laisser seule derrière. Ma mochilla me ralentissait, le groupe était pressé, alors ils m’ont attendue jusqu’au lever du jour puis sont partis devant. Ce n’était pas facile de marcher de nuit sur le ballast et les traverses, sans avoir dormi, mais l’air sentait la forêt humide, il faisait bon, les oiseaux chantaient, une magnifique rivière coulait non loin et le soleil se levait dans la brume, alors tout allait bien.

A un moment le guide a levé le bras pour pointer vers ce que nous cherchions. J’ai levé la tête, tentant de l’apercevoir à travers la brume, mais tout était pareil, des pics anonymes, aux sommets embrumés, tous mystérieux.



J’ai continué mon chemin, suis montée sur le talus quand le train passait et après trois heures de marche, je suis finalement arrivée à Aguas Calientes où j’ai pu trouver une chambre et m’effondrer sur mon lit. Comme je n’avais pas vraiment été alimentée depuis plus de quarante huit heures, je suis quand même allée prendre un petit déjeuner avant de faire une bonne sieste de deux heures. Je me suis ensuite baladée dans le patelin, j’ai fait un tour au marché, une visite très intéressante du musée et je n’ai pas pu résister à l’envie de grimper en haut de la montagne sacrée située un peu à l’écart du village. Malheureusement, il allait bientôt faire nuit et un groupe de jeunes gringos bloquait le chemin, alors j’ai du renoncer à mon ascension.
Après un dîner rapide, je suis partie me coucher tôt, sans prêter attention aux répétitions des fêtes de la Virgen del Carmen. Il aurait fallut plus que des tambours et des trompettes à ma porte pour m’empêcher de dormir.

A quatre heures le lendemain, je partais pour une grande journée, armée de ma lampe de poche perçant la nuit péruvienne. Des brésiliens avaient décidé de partir à la même heure que moi, mais ces gros malins n’avaient pas de lampe. Je les ai donc éclairés pendant toute la montée et nous sommes arrivés à destination vers cinq heures et demie. Après une demi-heure d’attente les portes se sont ouvertes, le jour commençait à se lever. J’ai avancé un peu et au bout du sentier je l’ai vue, elle était là, cachée dans la brume. La légendaire cité des Incas, Machu Picchu.






lundi 8 septembre 2008

Chapitre 8 – Une vraie touriste

Le temps était venu d’abandonner un moment la Bolivie et de faire un petit tour au Pérou, pays où la saison touristique bat son plein en juillet. J’ai changé de l’argent en me faisant avoir sur la commission, je suis montée dans un bus pour touristes et nous sommes partis vers la frontière. Le passage des douanes se fit à pied, sans problème. Ensuite nous avons longé le lac Titicaca pendant deux heures, avant de faire une pause à Puno pour acheter à manger et changer de bus. Je me suis acheté un sandwich et des Pringles, comme presque tous les autres du bus. Puis nous sommes remontés pour dix heures de bus, au travers de paysages d’abord désertiques puis ressemblant de plus en plus à des vallées fertiles.

A l’arrivée à Cuzco vers 21 heures, j’ai remonté l’avenue du Soleil pour me rapprocher du centre et trouver un hostal. J’ai mis un peu de temps à trouver, mais mon instinct a fini par bien me guider. J’ai trouvé une jolie chambre pas trop chère, avec en plus une vraie douche disposant d’eau chaude pour moi toute seule. L’ancienne capitale des incas et la nouvelle capitale du tourisme péruvien m’a parue très jolie après ce premier aperçu nocturne.


Je n’ai malheureusement pas pu en profiter le lendemain à cause d’une petite intoxication alimentaire qui m’a donné envie de rester dans ma belle chambre toute la journée. Cependant, comme je m’ennuyais et que je voulais quand même découvrir la ville, je suis sortie un peu. J’ai réussi à me traîner jusqu’à la place centrale où je me suis assise sur un banc pour me reposer et prendre quelques photos. Un médecin s’est assis à côté de moi et j’ai ainsi eu droit à une consultation gratuite. Après un passage à la pharmacie pour un médicament et au restaurant pour un bouillon de poule, je suis retournée me coucher.





Le lendemain je me sentais un peu mieux et je suis donc partie visiter la ville. Je me suis baladée un peu au hasard, j’ai monté un escalier fort raide que je croyais mener à une jolie église. Finalement ce n’était pas ça mais j'ai quand même profiter de la vue avant de redescendre par un chemin inconnu. Une fois en bas j’ai du faire une pause car je n’étais pas encore bien remise.

Après une petite demi-heure passée à regarder les voitures, je suis repartie et j’ai pris un bus pour aller visiter un petit bout de la Vallée Sacrée. Le bus local ne s’est pas arrêté au niveau du site que je voulais voir et j’ai donc du reprendre la route à pied pour voir le Pukapukara une forteresse construite avec des pierres taillées parfaitement.



Ensuite j’ai décidé de rentrer à pied pour profiter du magnifique paysage sous les couleurs du crépuscule. Le problème fut que j’étais encore loin de Cuzco et la nuit est vite tombée. Comme les abords de Cuzco ne sont pas réputés très fréquentables la nuit, j’étais contente de trouver un livreur de bière terminant ses livraisons qui a accepté de me ramener en ville dans sa voiture. Je suis donc rentrée saine et sauve en ville et j’ai pu récupérer ma mochilla pour poursuivre mon voyage vers ma prochaine étape, la mythique cité perdue des Incas.

samedi 6 septembre 2008

Chapitre 7 – Où l’eau et le feu consument leur amour

Ma chambre à Copacabana ne coutait pas cher mais elle avait le désavantage d’être voisine d’un coq insomniaque.
Je me suis donc levée bien tôt et j’ai commencé ma journée par un passage devant la cathédrale de la ville où des véhicules en tous genre attendaient leur bénédiction, couverts de fleurs et de drapeaux boliviens.


J’ai ensuite suivi les conseils de mon guide (Lonely Planet, je ne le recommande pas) et pris un taxi jusqu'à la grotte de Lourdes, pour raccourcir le long chemin qui me séparait de l’île du soleil. Le chemin surplombant les eaux du Titicaca offrait des vues magnifiques sur son bleu profond. Une fois le taxi reparti je me suis mise en route sous le soleil andin, avec ma mochilla sur le dos. La première montée fut bien difficile, l’altitude étant toujours proche de quatre mille mètres. Un petit vieux m’a salué, des enfants m’ont demandé une pièce et un âne s’est moqué de ma fatigue, lui qui se reposait tranquillement à l’ombre des eucalyptus.


Le reste du chemin était plus plat mais aussi de plus en plus chaud. Les eaux du lac m’attiraient avec leur fraîcheur et leur beauté. Après deux petites heures de marche, un garçon d’une dizaine d’années s’est approché et m’a proposé de me faire traverser jusqu’à l’Isla del Sol dans la barque de son père. J’ai d’abord refusé et il s’est attaqué à deux américains qui ne comprenaient rien ou faisaient semblant de ne rien comprendre. Il est donc revenu vers moi et m’a fait son baratin. Le chemin était encore long jusqu’à l’embarcadère officiel, il ne passait pas au bord du lac et ma mochilla était lourde. J’ai donc fini par accepter. Il m’a mené jusque chez lui et son père m’a prouvé qu’il était sérieux en me montrant le Lonely Planet en Allemand. C’est donc Olivio, 14 ans, mais paraissant bien moins, qui s’est mis à l’arrière du bateau et a été chargé de me mener à bon port. Nous avons discuté un peu et se fut une traversée fort sympathique, avec vue sur la cordillère enneigée derrière le lac.



Le débarquement fut un peu chaotique, surtout à cause de ma mochilla qui ne facilitait pas mon équilibre. Mais j’ai finalement réussi et mon petit capitaine et reparti chercher d’autres clients.

J’ai suivi le chemin qui montait méchamment avant de me faire aborder par un autre garçon, haut comme trois pommes celui là, mais la tête bien sur les épaules. Il m’a plus ordonné que proposé de le suivre jusqu’à un hostal dans le village voisin. Il marchait très vite sur ses petites jambes et moi je peinais derrière avec mes sacs. Je me suis retrouvée dans une petite chambre pas chère, avec vue sur l’île de la Lune et la cordillère. Le petit a récupéré son pourboire avant d’aller chercher d’autres pigeons.

Finalement, le trajet qui aurait du me prendre la journée selon mon guide ne dura que la matinée. Il me restait donc une après midi pour découvrir l’île du Soleil. J’ai commencé par déguster la spécialité locale, une truite grillée, accompagnée d’une bière tiède et pas bonne du tout.


J’ai ensuite cherché les chemins de l’île pour une petite balade, mais je me suis un peu perdue entre les terrasses qui surplombent cet océan d’altitude. Les habitants de l’île semblent vivre encore pour la plupart de l’agriculture de subsistance et de l’élevage de vaches, chèvres et poules. Les enfants jouent pieds nus, les femmes travaillent, les hommes sont quasiment tous absents, certainement au travail en ville. Ceux qui restent discutent ou fabriquent des briques d’adobe pour les maisons. Les paysages sont merveilleux, l’eau donne envie de se baigner mais la température des ces hauteurs n’est pas celle de la méditerranée.







En coupant à travers les pâtures j’ai retrouvé un chemin qui menait au point le plus élevé de l’île, d’où j’ai pu admirer le plus beau coucher du soleil du monde. Il faudrait être poète comme Pablo Neruda, pour vous décrire cette merveille. Ou il faudrait plus qu’un seul cœur pour en amasser toute la splendeur.


Après une bonne soupe je suis partie me coucher tôt, pour être levée avec le soleil le lendemain matin. Il est sorti de sa cachette, derrière les pics enneigés, pour se regarder dans le miroir du lac où il est né.
J’ai suivi un chemin bien tracé pour traverser l’île et visiter des ruines labyrinthiques avant qu’elles ne soient envahies par une horde de touristes récemment débarqués du bateau en provenance de Copacabana.



Je suis redescendue de l’autre côté, j’ai mangé un bon sandwich chez des hippies installés face au lac et j’ai continué mon chemin sur les sentiers tracés par les animaux et leurs bergers. De retour à l’hostal, j’ai récupéré ma mochilla et descendu l’Escalier des Incas pour rejoindre un embarcadère. Je suis montée dans un des bateaux de la communauté indigène, dont le moteur fumant m’a rappelé les doux effluves de Santiago.

Arrivée à Copacabana, j’ai cherché un hostal mais tout était plein, alors je suis retournée chez le voisin du coq en espérant que ce dernier ait servi de repas entre temps. Ensuite je suis allée passer une heure et demie à attendre un plat de pâtes dans un restaurant vide, avant de retourner dans ma chambre, préparer mon passage au Pérou.